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Nos attentes sur l'IRP

 

Chers collègues,

Vous êtes nombreux à nous faire part régulièrement de votre sentiment sur la question de l'IRP et de sa revalorisation actée. 

Comme vous le savez, une augmentation progressive de sa part fixe a été prévue dans un protocole signé en 2022. Cette hausse doit venir compenser une décennie d'absence de revalorisation, dans un contexte inflationniste. Mais elle constitue aussi un début de réponse à l'accroissement des contraintes pesant sur les commissaires de police, alors que notre système indemnitaire censé les compenser apparait comme vieillissant, insatisfaisant et certainement plus en mesure de soutenir la comparaison face aux autres corps équivalents de la fonction publique.

C'est pour l'ensemble de ces raisons, à la fois symboliques et financières, que cette augmentation est particulièrement attendue par chacun d'entre nous. Or celle-ci, dont le calendrier précis était connu de tous, est aujourd'hui retardée. Pour mémoire, la hausse prévue le 1er janvier 2025 a été divisée par deux (2,5% au lieu de 5%) et repoussée sans rétroactivité à la fin de l'année. Quant à celle attendue le 1er janvier dernier, elle reste pour l'instant du domaine de l'espoir.

Nous ne l'acceptons pas et l'exprimons régulièrement à nos interlocuteurs. Si le contexte budgétaire ne nous est pas inconnu, nous sommes aussi les témoins de la générosité sans fond de notre Etat, incapable de trancher réellement pour supprimer les dépenses inutiles voire nuisibles, sauf dans le cas semble-t-il de ses policiers engagés.

Ce qui a été signé dans un protocole doit être respecté. Nous le considérons comme un dû, c'est la position que nous exprimons régulièrement à nos autorités. Nous avons pu le redire hier, lors d'un entretien avec des membres du cabinet du ministre de l'Intérieur, à notre collègue Jean-Michel Hornus, nouveau conseiller police et à Perrine Barré, conseillère budgétaire. Parmi d'autres sujets que nous avons pu aborder, comme la réforme de l'encadrement supérieur de l'Etat appliquée au CCD, la mobilité des commissaires de police, les corrections à apporter à la réforme de la police nationale ou l'accompagnement nécessaire de nos collègues mis en cause par la Cour des Comptes sur le projet Scribe, cette question de l'augmentation de l'IRP constitue pour nous une attente forte.

Sur ce sujet, comme sur d'autres, nous espérons un engagement fort et personnel de notre ministre, certains dossiers ne pouvant trouver leur aboutissement qu'au niveau politique. Nous avons fait passer ce message à nos interlocuteurs et continuerons de le faire inlassablement.

Portez vous bien,

L'équipe du SICP